La prise de risque : une recherche de ses limites?

Publié le par Zigual

Avec le sport qu'on fait, ce n'est pas la prise de risque qui manque. Ni cette part d'inconscience qui nous pousse à faire certaines choses pas très, voir pas du tout sécurit'. 
Mais ce sont bien ces expériences qui nous font prendre conscience (ou pas?) du danger et qui nous rendent plus raisonné.  Dans une activité plutôt nouvelle, serait-ce au fond une recherche de ses propres limites? Est-ce un passage inévitable pour apprendre à se connaître et savoir ce que l'on veut, ce que l'on sait faire face à cette activité pour ensuite se sentir en totale confiance?

Une notion bien complexe qui englobe beaucoup de questions. On y répond au fur et à mesure de ses expériences et avec le recul, mais est-ce à généraliser? Comment tous les grimpeurs, alpinistes, skieurs en sont arrivés là où ils en sont aujourd'hui? Ou bien sont-ils, sans s'en rendre en compte, en recherche perpétuelle de leurs limites? De reconnaissance...?

Chaque expérience est unique, chaque leçon à en tirer aussi.


Au passage, un petit conseil lecture des plus intéressants, en rapport avec cette prise de risque : Femmes d'aventure, Du rêve à la réalisation de soi, de Catherine REVERZY.

Publié dans Réflexion

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Kevin 04/03/2008 11:45

Hahut Lizou!   La prise de risque est, de mon point de vue, dépendante des choses qui nous sont les plus cher: notre Vie, notre Ego, notre Famille, nos Amies,  et autres... mais aussi de nos "Ennemis"!!!...  Elle se vit sur un moment précis et chaque prise de risque est singulière! Elle est dépendante à ce moment donné de notre peur face à l'obstacle et de la peur des peresonnes avec lesquelles on est, des rapports avec soi- même et de ceux avec le groupe sur l'instant précis, de sa propre expérience, et de celle du groupe, à gérer la difficulté rencontrée ---> beaucoup de facteurs interdépendants & pas toujours simple à gérer sur le moment!!!...   En tout cas, les vidéos d'extrême sont parfois trompeuses lorsqu'elles ne montrent pas l'envers de la cascade!!!... Les limites sont toujours poussées de + en + loin et c génial!!!... mais il est important, de mon point de vue et d'un point de vue éducatif, de ne  pas occulter l'envers du décors: logistique humaine (expèrience et compètence du groupe de tarés en question!!!) & matériel ( sécurité/ alimentation/ vêtements pour subir les conditions climatiques données et autres...)    Le risque Zér0 n'existe pas, même en pantoufles devant la télé!!(...Risque de lobotomisation passive et gros bide assuré!!!). Cependant, en montagne, l'humilité est de rigueur et je pense personnellement que depuis 10ans que j'y habite, c le cheminement que la montagne m'a enseigné!!! Plus d'un ou d'une alpiniste ont laissé des plumes ou leur Vie en montagne ce qui reste très douloureux lorsque cela nous touche de près ou même de loin!!! Hang Loose disent les Hawaïens = Tiens à ta Perte!!!... (et ce n'est pas seulement vrai dans les grosses vagues!!!)   Bon, pleins de bisous Lizou! et une dernière chose face au risque: demande toi si en l'acceptant tu vas à la rencontre d'une part de Toi même ou si au contraire, tu es en train de fuir une part de Toi même et prendre le risque que cette part de Toi disparaisse à Jamais!!!...   Sûr ces grandes pensées philohygiéniques, encore pleins de bises & Prend soin de Toi!... Tu es sûr une belle ligne, conserve la et façonne la avec le Temps!!! Rien ne sert de courrir... nan, nan, rien ne sert de courrir!!!La bise---> kevin

Zigual 14/12/2007 08:13

Salut Jan,Entièrement d'accord avec toi! Mais difficile de se dépétrer d'un tel sentiment. Rester soi et vivre ses envies, c'est le plus difficile.On le dit bien souvent, "renoncer est le plus dur à faire", mais toujours emprunt de sagesse.Merci pour ton petit mot.

jan le yéti 12/12/2007 12:46

Salut Alizé.Vaste sujet que la prise de risque correlée au besoin de reconnaissance...Le besoin de reconnaissance est souvent lié à un manque de confiance en soi. On veut prouver aux autres ses capacités, ses aptitudes, mais, de fait, sur le terrain, c'est à soi même que l'on se pose la question "j'y vais, j'y vais pas ?".Nos rêves, associés à nos disciplines alpines, contribuent à nous construire, et leurs réalisations confortent notre ego autant qu'elles nous font acquérir cette fameuse expérience.Il faut je crois apprendre à vivre pour soi, par soi, et non pas à travers les autres, pour aborder sereinement les questions que nous serons amenés à nous poser devant une pente, un ressaut, ou, par digression, au contact d'une femme, d'un homme.Pour terminer, un proverbe mongol, plein de sagesse : "si tu as peur, ne le fais pas ; si tu le fais, n'aie pas peur".